#HistoiresExpatriées -Mon intégration chuté et réussi: Budapest et Helsinki

« Article écrit dans le cadre d ‘ #HistoiresExpatriées, un rendez-vous mensuel des blogueurs expatriés initié par Lucie d’ Occhiodilucie expatriée en Italie.

Chaque mois, un parrain propose un thème, et les blogueurs inspirés participent en publiant un article le 15 du mois. Pour décembre 2018, c était Eva du blog Frenchy Nippon, sur le thème « l intégration ». »

Un groupe que je suis – #HistoiresExpatriées – et dans lequel j’aimerais participé dès ce poste, a pour thème ce moi ci l’intégration. Plus précisément, mon intégration à moi. Une question que je me pose presque jamais, mais qui revient sur moi après un temps, n’importe où j’ai décidé de faire mon home, pour l’instant.

Suis-je intégré? C’est une bonne question, parce que je le suis à la fois partout et nulle part. Ni en France (car j’ai perdue mon français), ni en Finlande (où je fais actuellement mon home). Et pour les autres endroits? Bon, ça dépends. Parfois oui, je me sentais à la maison, chez moi. Parfois je comptais les jours, les semaines, les mois jusqu’à mon prochain départ.

C’était le cas à Budapest les derniers deux ans. Une ville que je connaissait depuis mon adolescence. Une ville dans laquelle j’ai passé cinque and de ma vie, les plus belles cinque ans de ma vie enfaite à la fac. Une ville qui j’ai volontairement quittée malgré ça, et où je suis revenue volontierement après des années, sans avoir eu le moindre contact avec ces gens. Et pourtant je la connais la mentalité hongroise, grâce à mon père, qui lui même était hongrois, grâce à la Personne Proche De Mon Cœur, et grâce à sa famille.

Et quand même, la deuxième fois dans cette ville malheureuse, je ne trouvait plus ma place. Je n’était ni locale ni étrangère, bien que je maîtrisait la langue. On me prenait pour une d’eux parfois. Une d’eux qui est partie pendant un temps et joue la Miss, parce qu’elle ne sais pas tous les mots. Jusqu’à ce que j’ai expliqué: la langue je l’ai appris à la fac, et en parlent avec les amis. C’est pour ça que parfois des il y’a des mots qui m’échappent.

Une fois expliqué, c’était accepté, alors pas des soucis. Sauf que . . . difficile à préciser. Jamais je me sentais aussi seul qu’en Hongrie. Moi qui avait toujours un endroit où sortir la première fois que j’étais à Budapest, qui organisait des clubs pour les étudiants d’exhange américains n’avait rien à faire. Et je ne parle pas des soirées organisées par la fac, mais des soirées que je me faisait avec des amis.

Cette fois ci rien de ça. Les amis j’en avait presque pas, je pouvais les compter sur une main. Prendre un café faisait trop bizarre, car en Hongrie les gens sortent en couple ou en groupe. La solitude involontière, elle pesait lourde. Et aussi la mentalité des gens, leurs haine envers tout qui n’était pas Hongrois ou conservateur. Le simple fait que les hommes et les femmes ne peuvent pas être amis. Et aussi la mer me manquait, le grande espace de l’eau. On me fêtait presque comme quelqu’un qui avait finalement vu la lumière proverbiale, quelqu’un qui retournait pour etre avec les siens. Même si ce n’était pas du tout le cas. Au contraire, je suis revenue pour passer le peu du temps que nous restait avec la Personne Proche De Mon Cœur. Sachant que chaque moment pourrait être le dernier.

Quel contraste donc la Finlande. Pays que je connaissais depuis 2007. Où je me sentait toute de suite intégrée. Même si je ne maîtrise pas la langue. Pays peut-être pas évident, et aussi raciste. Mais loins de la xénophobie rencontrée à Budapest. J’ai toute de suite trouvé mon coin, trouvé ma tribu au bout de six mois. Des gens accueillant dès qu’ils savent où te mettre, qu’est-ce que tu veux.

C’était pas toujours la grande joie, il y avait des moments où j’avais marre, c’est aussi une raison pour laquelle j’ai quitté le pays pour aller en Hongrie. Mais je suis revenue !  Ça m’a pris 1 1/2 de faire ma grande fugue, mais j’ai réussi. Ce qui m’a attiré de nouveau ( à part d’une question du cœur que j’aimerais bien réparée) c’est l’humanité. Oui les gens sont réservés, ils regardent parfois l’autre côté juste pour ne pas te dire bonjour si tu es avec quelqu’un. Ils sont pas aussi proche qu’on le souhaiterais, parfois ils te disent même pas pardon, où ils t’évitent pour ne pas avouer qu’ils ne savent pas comment gérer une telle situation. Les hivers sont durs (le froid et le dark c’est une chose, mais ça glissé vachement sur les rues, pour moi c’est ça le pire). La vie est cher, les prix exorbitants (mais venant de Paris, on est quand même un peu habitué). Pas évidents avec les gens, qui sont beaucoup plus timides qu’en France, ou en Amérique (dépendant de la région, à New England y’a pas trop grands différence).

Mais il existe ici une humanité qui n’existait pas pour moi en Hongrie. Plus d’empathie, un être humain c’est quand même un être humain. Il y’a la mer !!!  Se prendre un café – ou même un repas – seul, pas d’issue. On le fait sans question. Si les gens y pensent, ça serait plus tôt dans le cadre que la personne en question préfère la solitude. Je peux envoyer des textos à mes amis et personne pense autre chose que ça que je viens de dire dans mon texto. On se considère comme amis avec les hommes, sans avoir des arrières pensées. Et ce que j’ai appris ici, c’est de faire confiance aux institutions, demander de l’aide, aux amis, aux « officiels, » chose qui m’avait toujours posée des problèmes.

Ce n’est pas le paradis. La Finlande à ces fautes, comme chaque autre pays. Mais pour l’instant je suis contente d’être revenue. D’essayer à (re)faire ma vie. Et peut-être que question d’amour, ça marchera cette fois si !!

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10 réflexions sur “#HistoiresExpatriées -Mon intégration chuté et réussi: Budapest et Helsinki

  1. « Des gens accueillant dès qu’ils savent où te mettre » j’ adore cette phrase, ça résume bien pour moi l action des autres qui t’intègrent.
    Très jolie première participation à #HistoiresExpatriées, riche d expériences et de sensibilité 🙂 le contact avec les locaux, c est pas toujours facile, mais si c’était ça, la clé… ? 😉 A bientôt !

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    1. Merci, Sophie, pour ton gentil accueil. J’ai jamais trop essayé de m’exprimer en français, alors ça me fait du bien de voir que ce que j’écris c’est compréhensible. 🙂

      Pour moi c’est vraiment la clé, mais comme j’ai lu chez les autres, c’est un peu plus variés que ça. Si on a trouvé sa place on est « in. » N’importe que serait cette place.

      Jai essayé de commenter le tiens, mais pas sur si ça a marché. J’aime l’Italie, et j’ai parlé la langue, mais Venice et Milano m’ont donné des tels déjà vue, que j’étais convaincu d’y avoir vécu dans une autre vie.

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  2. Bienvenue Juliette, et bravo pour ta participation, qui en effet est sensible et très intéressante. Je suis comme toi : loin de la mer, je dépéris !
    A bientôt 🙂

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    1. Merci, Lucie ! Et aussi pour l’accueil chaleureux ! Une raison de plus d’être motiver à maintenir le blog en français. 🙂 La mer et vraiment spéciale. À bien tôt.

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  3. Bienvenue et super article. Je ne participe pas ce mois-ci car je ne savais pas comment aborder le sujet mais ton point de vue est très intéressant. Et moi aussi, je perds mon français, je me pose de plus en plus de questions d’orthographe, ça fait peur !

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    1. Merci, Val ! C’est trop gentil ! Ça prends du temps à digérer tout ce qu’on ressens envers soi-même et son / ses pay(s) d’accueil. J’y pensé pendant des mois. Hâte de lire ton blog.

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  4. Welcome! J’ai aussi vécu à Budapest et même si je n’ai pas participé à ce rdv, j’ai longuement parlé sur mon blog de cet échec total (personnel, social, professionnel) et de cette solitude forcée si difficile. La Hongrie m’a un peu détruit et j’ai mis du temps à me reconstruire.

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    1. Merci, Kenya. C’est dingue qu’on aurait pu se connaître là-bas et aider une à l’autre. Je vais lire ton blog demain, car ça m’intéresse. D’après ce que j’ai lu dans ton commentaire, j’espère que tu t’as bien remise, mais si non, ou si ta envie de m’en parler, envoie-moi un mp, je le lirais avec grand plaisir (même si c’est un peu bizarre de dire ça quand quelqu’un n’allait pas trop bien).

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